ARCHIVES
Historique des colloques sous l’égide de l’association
Collections suisses des affiches CSA
Depuis 2012, les membres se réunissent chaque année pour un colloque consacré à l’affiche, auquel participent des conservateurs et conservatrices, responsables de collections, chercheurs et chercheuses, créateurs et créatrices et passionné(e)s d’affiches.
2025: Entre artisanat et dématérialisation : les dynamiques du métier de graphiste
Colloque Musée historique de Lausanne, 9 mai 2025 – Entre artisanat et dématérialisation: les dynamiques du métier de graphiste
- Davide Fornari, professeur ECAL – 1980-2020: le tournant culturel du graphisme suisse
- Priscilla Balmer et Yvo Hählen, studio Balmer Hählen, Lausanne – Augmented Print
- Demian Conrad, Automatico studio, Bienne – L’impression comme geste créatif
- Ian Party, type designer, studio Newglyph, Lausanne – Brève conversation entre un graveur de caractères du 17es. et un smartphone
Table ronde : W. Jeker, D. Conrad, P. Balmer, Y. Hählen, I. Party, D. Fornari. Modération: François Vallotton, professeur UNIL – Radiographie(s) du graphisme suisse actuel
- Clémence Imbert, chargée de cours, HEAD – WYSIWYG (What You See Is What You Get): un rêve, des réalités
- Sophie Rubin et Cédric Rossel, studio WePlayDesign, Lausanne – Expérimentations et création
- Étudiants de l’ERACOM, Lausanne. Projections de deux travaux: Werner City et 3 objets, 4 personnes, 1 portrait
Table ronde : W. Jeker, S. Rubin, C. Rossel, Clémence Imbert Head, les étudiants et les étudiantes de l’ERACOM. Modération: Clémence Imbert – Clic ou découpage, la fabrique du graphisme
Conclusion de Sylvie Costa Paillet & Werner Jeker et clôture
VIDEO
2024: Images de femmes
Images de femmes
Zurich, Museum für Gestaltung, jeudi 8 février, de 13.30 à 17h
A l’occasion des expositions « Königinnendisziplin – Plakate von Gestalterinnen » et « Talking Bodies – Köperbilder im Plakat » au Museum für Gestaltung Zürich, le colloque annuel de l’association des collections suisses des affiches traitera d’une part le sujet des créatrices d’affiches et d’autre part les continuités et les ruptures dans la représentation de la femme sur l’affiche.
Programme:
Julia Meer, curatrice et directrice de la collection de graphisme et d’affiches du MK&G de Hambourg
« The F*word – analyse de la collection avec les stratégies des Guerrilla Girls »
Julia Meer a étudié le design de communication et a obtenu un doctorat sur la réception de la nouvelle typographie. Avec Gerda Breuer, elle a été l’éditrice de « Women in Graphic Design 1890-2012 ». Julia Meer a travaillé dans la recherche et l’enseignement, notamment à Wuppertal, Berlin, Potsdam et Cambridge. Depuis 2020, elle est conservatrice et directrice de la collection de graphiques et d’affiches du Museum für Kunst und Gewerbe de Hambourg.
Abstract:
L’année dernière, une banderole était accrochée sur la façade centrale du Museum für Kunst und Gewerbe (MK&G) à Hambourg, sur laquelle on voyait un Franzbrötchen (une sorte de croissant à la cannelle, une spécialité de Hambourg), auquel il manquait une miette. La viennoiserie était insérée entre deux phrases : « Ce Franzbrötchen représente les 400 000 œuvres de la collection de graphisme et d’affiches du MK&G. La miette, celles des femmes : 1,5% ».
Pourtant, dans les années 1920, les femmes composaient déjà 5% des membres de la Ligue des graphistes publicitaires allemands, le Bund Deutscher Gebrauchsgrafiker. Les femmes ont donc jusqu’à aujourd’hui non seulement des conditions plus difficiles sur le marché du travail, mais leurs travaux ont aussi été moins conservés que ceux de leurs collègues masculins. L’exposition The F*word – Guerrilla Girls und feministisches Grafikdesign (The F*word – Guerrilla Girls et le design graphique féministe) en a exploré les causes et s’est demandé comment améliorer cet état de fait.
La communication commencera par présenter les différentes salles de l’exposition : dans la salle centrale étaient montrées une centaine d’œuvres des Guerrilla Girls, un groupe d’activistes qui dénoncent depuis 40 ans le sexisme, le racisme et la corruption dans le monde de l’art. Elles conçoivent des affiches dont les textes et les illustrations font mouche, visibles la plupart du temps grâce à un accrochage sauvage. Elles utilisent souvent des statistiques afin de pointer les dysfonctionnements. En 1989, par exemple, elles ont compté le nombre de peintures exécutées par des femmes et exposées au Metropolitan Museum : 5%.
Dans la salle attenante, les 1,5% du MK&G sont passés au crible : quand les travaux sont-ils entrés au musée, dans quels pays ont-ils été créés, combien d’œuvres existe-t-il par créatrice ? La plupart d’entre elles ne sont représentées qu’avec un seul travail, ce qui indique que leur présence n’est pas motivée par un intérêt pour l’artiste, mais pour l’œuvre en question. Seules quelques rares femmes ont assez d’œuvres dans la collection pour qu’il soit possible de leur consacrer une exposition monographique ou simplement de dire quelque chose de leur évolution et de leur création – aucune affichiste ne se trouve parmi elles.
La salle suivante montre une sélection de travaux de designeuses – par-delà les genres, les époques et les styles. Elle met en évidence qu’il n’existe pas de graphisme « féminin » et, malgré des conditions adverses, qu’il y a toujours eu des femmes qui ont réussi à s’établir – ou à entrer dans la collection. Certains schémas ressortent clairement : il s’agit avant tout de créatrices mariées à des designers célèbres ou qui avaient des relations étroites avec le musée.
On y trouve également des travaux de créatrices qui ont été admises dans des réseaux dominés par des hommes, telle l’Alliance graphique internationale (AGI), et ont bénéficié d’une grande visibilité – c’est-à-dire d’une reconnaissance dans le système de valeur établi. C’est dans ce sillage qu’ont été rassemblés des travaux – en nombre inférieur à ceux de collègues masculins – qui s’inscrivent dans des styles renommés comme l’école polonaise de l’affiche, le constructivisme russe ou le graphisme suisse.
Quelle voie doit emprunter à l’avenir la collection du MK&G ? Dans les salles suivantes, l’exposition s’attache à ouvrir des perspectives. La représentation de soi est un thème important, qui est illustré à travers des publications féministes, avant tout au moyen de « zines », ces petits cahiers édités et diffusés de manière indépendante, dans lesquels les auteurs et autrices, designeuses et designers, relatent leurs expériences, en règle générale de façon très subjective. Les zines sont entrés au musée à l’issue d’un « appel à contributions » et permettent de ne pas se contenter de parler de réussites professionnelles. Les zines offrent de saisir les défis continuels que les créatrices doivent surmonter, que ce soit en raison de leur sexe, de leur origine géographique ou socioéconomique ou d’autres facteurs encore. Simultanément, les fascicules remettent en question de nombreuses idées acquises sur ce qui est « digne d’entrer dans une collection » et sur ce qui devrait être conservé et exposé dans un musée du design. Doit-on y intégrer des œuvres d’amateur·ices ? Qu’est-ce qu’un « bon design » ? Et qui décide des critères de sélection ?
Silvia Francia, affichiste et designer éditorial, Carouge:
« Une histoire de vie à travers les travaux d’une femme graphiste romande »
Silvia Francia travaille principalement comme affichiste et designer éditorial dans le milieu du théâtre genevois. Elle a enseigné le design graphique au Centre de formation professionnelle, CFP Arts, et anime également des ateliers à la Haute école d’art, HEAD. Silvia Francia a écrit et illustré trois livres pour enfants et continue à dessiner et à peindre lors de ses voyages et de ses randonnées en montagne.
Abstract:
Je suis née en 1961 et j’ai vécu toute mon enfance à Meyrin juste à côté de Genève. Cette commune a la particularité de se trouver tout près du CERN (Conseil Européen pour la Recherche Nucléaire) qui venait alors de se créer. Des centaines de familles de toutes les cultures, dont mes parents, se sont établies en même temps à Meyrin. Tous, nous habitions dans des appartements semblables et allions à l’école publique avec chacun notre propre culture, nos habitudes et modes vies. Nos différences se reflétaient entre autre dans l’aménagement de nos appartements. Cette diversité culturelle d’une grande richesse est probablement ma première source d’influence. Elle a nourri mon univers visuel et ouvert mon regard sur les autres, mais aussi éveillé ma curiosité envers l’altérité et la différence. Je conserve aujourd’hui cette curiosité et continue à m’appuyer essentiellement sur elle lorsqu’il s’agit de me mettre en situation de recherche pour de nouveaux projets.
Affiches de théâtre
Théâtre Saint-Gervais Genève : Après une maturité gymnasiale et une formation à l’École des arts décoratifs de Genève, j’ai fondé en 1995 et avec mes camarades graphistes de l’époque, un collectif d’indépendants nommé « Belvédère » (BLVDR). Nous venions de gagner notre premier concours de graphisme pour le Théâtre de Saint-Gervais et nous souhaitions mettre nos idées créatives en commun. En 2000 nous avons mis en place une ligne graphique qui a considérablement influencé ma façon de travailler par la suite. L’enjeu était alors de créer une ligne qui soit immédiatement reconnaissable, tout en conservant la possibilité de manœuvrer à l’intérieur de celle-ci avec le plus de liberté créative possible. Le principe était très simple : les informations nécessaires et le logo regroupés dans une cartouche évoquant un billet d’entrée. Après plusieurs années, nous avons rénové la ligne en y ajoutant un second principe : une même couleur en plus du noir par saison.
Comédie de Genève : Entre 2007 et 2011, alors que je travaillais encore pour le Théâtre de Saint-Gervais, Anne Bisang (elle est alors la première femme à être nommée à la direction du plus important théâtre de Ville de Genève) m’a proposé ma première collaboration solo. Féministe et engagée, elle souhaitait donner une chance à une femme graphiste. Cette collaboration a été une opportunité géniale ; elle m’a permis de développer des recherches graphique pendant plusieurs années dans un cadre institutionnel qui m’a donné une très belle visibilité. Après trois saisons de proposition plutôt classiques, j’ai proposé à la directrice un système identitaire sur trois couleurs, or, rouge et noir, afin de me laisser un maximum de liberté de création par spectacle.
TMG : En 2015, Isabelle Matter, que je connaissais pour avoir réalisé une affiche d’un de ses spectacles au Théâtre Saint-Gervais, à été nommée à la direction du Théâtre des Marionnettes de Genève. Elle m’a proposé de collaborer avec elle et j’ai accepté avec enthousiasme : avec le TMG, je pouvais croiser mes compétences de graphistes et d’illustratrice. Je lui ai proposé de travailler un style par saison. J’ai pu ainsi explorer toutes sortes de techniques et de pistes esthétiques différentes.
Affiches Fanfare
Ce mandat m’a été confié par Sarah Margot, responsable de promotion et de communication à la ville de Genève. Sa demande était de rafraîchir l’image de la fanfare trop désuète. Exit les trombones et les tambours sur l’affiche !
Journal
ADC : J’ai développé dans le cadre de mes collaborations avec des femmes un travail d’édition, entre autres pour le journal de danse contemporaine de l’ADC, à l’invitation d’Anne Davier, la directrice du Pavillon ADC. En 2010, l’association pour la danse contemporaine souhaitait redynamiser et professionnaliser son journal. En 2019, après une vingtaine de numéro, Anne Davier a souhaité faire progresser le journal, dans le fond comme dans la forme, avec une proposition radicale : supprimer les photos et travailler uniquement avec des illustrations en noir et blanc, réalisées par des femmes. Ce cadre m’a permis de me lancer dans une nouvelle recherche graphique sur les façons de travailler la page, avec des textes et des illustrations qui puissent dialoguer tout en restant lisibles et forts, chacun à leur niveau.
Bettina Richter, curatrice de la collection d’affiches, Museum für Gestaltung Zürich:
« Male Gaze – une brève histoire de la représentation du corps féminin en affiches »
Bettina Richter est historienne de l’art. Depuis 1997, elle travaille à la collection d’affiches du Museum für Gestaltung de Zurich, et depuis 2007, elle occupe la fonction de conservatrice de la collection. Bettina Richter est l’éditrice de la série de publications « Poster Collection ». En plus d’une activité d’enseignement temporaire, elle publie des textes et donne des conférences sur des thèmes d’histoire de l’art et de la littérature ainsi que sur l’objet thématique qu’est l’affiche.
Abstract:
Le corps féminin est au centre de l’affiche illustrée depuis ses débuts vers 1860. Il sert à accrocher le regard pour vendre les produits les plus variés, mais il est également réifié et sexualisé dans les affiches culturelles jusqu’à aujourd’hui. La représentation du corps féminin dans la publicité, et tout particulièrement sur l’affiche qui bénéficie de la plus grande visibilité publique, s’avère ainsi étonnamment résistante au changement social, de même qu’aux nouvelles conceptions des rôles et de la femme ou de la pluralisation des genres. Elle reste figée dans un système binaire et continue à montrer presque uniquement des corps normés et idéalisés.
D’où viennent ces clichés, comment expliquer leur persistance tenace ou un backlash rapide au gré de la situation sociopolitique ? Existe-t-il des stratégies pour contrer ces phénomènes ?
La notion de male gaze est forgée par la critique de cinéma Laura Mulvey et décrit la normalisation d’une perspective masculine cisgenre et hétérosexuelle dans le cinéma. Cette trace d’hégémonie patriarcale se retrouve dans tous les médias et dans l’intégralité de l’industrie culturelle. Au début des années 1970, John Berger, écrivain, peintre et critique d’art, qualifie la publicité de « culture de la société de consommation » et souligne l’imbrication étroite des rhétoriques artistiques et publicitaires : la représentation de corps masculins, féminins ou racisés dans les médias de masse puise directement dans la culture chrétienne et l’histoire de l’art européenne, dont les illustrations sont profondément ancrées dans la mémoire collective. Leur puissance se révèle précisément dans l’absence de remise en question dont elles ont longtemps bénéficié. Les approches féministes ou antiracistes sont relativement récentes dans l’histoire de l’art.
Le nu féminin est sexualisé depuis son entrée dans l’art. Par ses gestes et mimiques, il réagit au regard voyeuriste externe, tandis que le corps masculin se suffit à lui-même ou incarne toujours le principe viril de la force et de la victoire, par conséquent une idée supérieure. Un rapport de pouvoir et de violence s’établit ainsi très tôt dans la représentation des sexes. L’affirmation d’une antinomie de genre entre sujet et objet, culture et nature, actif et passif, esprit et corps, public et privé, saute aux yeux dans les figurations de l’homme et de la femme.
De nombreuses œuvres de l’histoire de l’art montrant des corps féminins légitiment leur approche par les récits mythologiques et bibliques. Elles reproduisent des modèles culturels comme des assignations sociales et essentialisent les différences entre les sexes. Les images des médias de masse, surtout celles de la publicité, reprennent ce schéma de pensée visuel sans se poser de question. Elles cautionnent ce faisant une conception soi-disant scientifique de la stricte binarité des sexes, ainsi qu’Erving Goffman l’a démontré en 1979 dans son classique Gender Advertisements, dans lequel le sociologue analyse poses, gestes, mimiques, rôles, etc.
Les affiches de consommation et de tourisme prouvent l’instrumentalisation partiale du corps féminin ainsi que sa réification, sa sexualisation, son anonymisation et sa fragmentation. Au demeurant, même les affiches culturelles ont recours jusqu’à aujourd’hui à cette réduction. Les corps de femmes noires, notamment, restent sexualisés, fétichisés ou mystifiés et dévoilent les clichés racistes qui perpétuent l’histoire de l’esclavage et du colonialisme.
À partir des années 1970, les arts visuels, avant tout, proposent des contre-propositions radicales. L’avant-garde féministe de l’époque, Valie Export ou Marianne Wex par exemple, attire l’attention sur l’exploitation abusive et la chosification du corps féminin. Dans le même temps, des affiches prétendument progressistes continuent à véhiculer des images stéréotypées de la femme et s’accaparent les postures résistantes. Aujourd’hui, le clivage entre les arts visuels et les illustrations dans les médias de masse ou sur les réseaux sociaux s’est encore creusé : tandis que l’art traite moins de la féminité ou de la définition de la femme et appréhende les sexes comme une construction et un processus performatif, la publicité se contente, la plupart du temps, de ne montrer que brièvement des corps variés et obéit à une génération d’attention rapide et des intérêts mercantiles. Les images « autres » restent encore vite écrasées par les stéréotypes connus. Dans ce contexte, le protocole Gisler donne espoir. Initié par deux publicitaires, il s’engage en faveur d’une représentation diversifiée des genres dans les domaines de la communication, du marketing et de la publicité, plaide pour la variété visuelle, défend une langue inclusive et en appelle ainsi à la responsabilité des publicitaires.
2023 : „Claude im Glück“ – Entretien avec Claude Kuhn, créateur d'affiches bernois
„Claude im Glück“ – Entretien avec Claude Kuhn, créateur d’affiches bernois
Le 15 novembre 2023, le graphiste bernois Claude Kuhn, qui a fêté ses 75 ans en août, rencontrera Isabelle Kirgus, responsable de la Collection graphique de la Bibliothèque nationale suisse et présidente de l’association CSA, pour un entretien. Ils discuteront des premières œuvres graphiques, de la genèse de quelques affiches marquantes et mémorables et, bien sûr, de la chance d’avoir créé une œuvre impressionnante au bon endroit et au bon moment.
À l’issue de la discussion, Claude Kuhn dédicacera le catalogue « Die grüne Mosaikjungfer. Plakate 1980 – 2023 » (La libellule verte. Affiches 1980 – 2023), publié en 2023 aux éditions Till Schaap Edition.
Cet événement est lié à l’exposition d’affiches de Claude Kuhn dans l’espace public, qui sera visible du 28 octobre au 24 novembre 2023 sur plusieurs places de la ville de Berne. Une exposition de cabinet est également organisée dans la galerie du Kornhausforum.
2022 : Plus que de la publicité – les affiches de la Kunsthalle Basel
Plus que de la publicité – les affiches de la Kunsthalle Basel
Münchenstein, Plakatsammlung SfG Basel, vendredi 11 novembre, 14 – 17:15h
La Kunsthalle Basel fête cette année son 150e anniversaire. Depuis son ouverture en 1872, plus de 1200 expositions y ont été présentées et annoncées dans l’espace urbain par des affiches. Le colloque « Plus que de la publicité – les affiches de la Kunsthalle Basel » se penche sur l’histoire et le présent des affiches d’exposition et s’interroge sur leur rôle et leur fonction. Comment les expositions sont-elles traduites dans le médium de l’affiche ? Dans quelles conditions cela se produit-il dans le cas de la Kunsthalle Basel ? Quel est le poids des considérations curatoriales dans ce processus ? Quel rôle jouent les artistes exposés ?
L’événement se divise en deux parties. Dans une perspective historique, les affiches artistiques des expositions de la Kunsthalle Basel à l’époque de Wilhelm Barth (1909-1934), son premier conservateur, ainsi que la période d’Arnold Rüdlinger (1955-1967) et de Peter F. Althaus (1968-1973), durant laquelle des enseignants de l’école professionnelle de Bâle, tels qu’Armin Hofmann, ont marqué de leur empreinte la conception des affiches. La deuxième partie est consacrée aux affiches d’exposition réalisées depuis 2014 sous la direction actuelle d’Elena Filipovic. Des représentants de l’institution ainsi que des graphistes impliqués s’expriment à ce sujet.
Programme
Lara Eva Seeliger: «Un nouveau regard sur les affiches artistiques de la Kunsthalle Basel de 1913 à 1933»
Lara Eva Seeliger (*1996) est doctorante à la chaire d’art moderne et contemporain de l’Institut d’histoire de l’art de l’Université de Zurich. Dans le cadre de son projet de thèse, elle étudie le travail de Wilhelm Barth à la Kunsthalle de Bâle.
Philipp Messner : « Emil Ruder, Armin Hofmann, Peter von Arx : affiches typographiques pour la Kunsthalle de Bâle »
Philipp Messner (*1975) est chercheur en sciences culturelles et archiviste. Depuis 2020, il est responsable de la collection publique d’affiches de l’École d’arts appliqués de Bâle.
Dr. Elena Filipovic / Claudio Vogt: «Identity Through Variety»
Elena Filipovic (*1972) est conservatrice et titulaire d’un doctorat en histoire de l’art. Après avoir occupé le poste de conservatrice en chef au WIELS à Bruxelles de 2009 à 2014, elle dirige depuis 2014 la Kunsthalle Basel.
Claudio Vogt (*1984) est historien de l’art et conservateur. De janvier 2015 à juin 2022, il était responsable des relations presse et du programme parallèle de la Kunsthalle Basel.
Sereina Rothenberger / David Schatz: «Bircher muesli is tasty, but not much to look at»
Sereina Rothenberger (*1981) et David Schatz (*1980) travaillent ensemble depuis 2008 sous le nom de « Hammer ». Hammer a remporté le Swiss Design Award dans les catégories design graphique (2022) et médiation (2018). Depuis 2022, Sereina Rothenberger est présidente du concours des plus beaux livres suisses. Tous deux travaillent à la Jan van Eyck Akademie et enseignent au Vermont College of Fine Arts.
2021 : La ville et ses affiches. Visions in et out
La ville et ses affiches. Visions in et out
Lausanne, Musée Historique de Lausanne, jeudi 28 octobre, 14 :00-16 :00h
Programme
Werner Jeker, graphiste, Les Ateliers du Nord, Lausanne: Le « In »
Le travail du graphiste Werner Jeker (1944) est reconnu au niveau national comme international. Dans sa commune d’élection, Lausanne, les différents mandats qu’il a assumés depuis quarante ans pour de grandes institutions culturelles locales l’ont amené, peut-être malgré lui, à forger le goût des Lausannois en graphisme. Dans une présentation, il expliquera les recettes qu’il met au point dans son atelier et dévoilera les coulisses de son travail et de son processus créatif. Il contera sa manière de s’imprégner des attentes, des besoins de ses clients et de comprendre leurs non-dits et leurs enjeux, ces éléments infusant en lui jusqu’à ce que le résultat graphique prenne corps, mûrisse et fasse sens. Il expliquera comment il y réussit souvent, comment il échoue parfois, comment il apprend toujours, parce que selon ses propres mots : « dessiner et composer, c’est une école de la pensée ».
Sylvie Costa, conservatrice, Musée Historique Lausanne: Le « out »
Une ville peut-elle mieux se raconter en images ? Cette présentation se veut une balade plaisante à travers le sport, la culture, la politique ou le commerce de Lausanne, puisée dans la collection patrimoniale du Musée Historique, forte d’environ 25.000 pièces. Dans une approche autant visuelle qu’artistique et historique. Les événements forts et les moments singuliers se livreront dans un parcours qui interrogera comment une ville construit son image en utilisant son espace urbain. Les conférences seront données en français. De charmants bénévoles se porteront à votre secours en cas de difficulté linguistique.
2019 : L’affiche BD : une caractéristique genevoise ?
L’affiche BD : une caractéristique genevoise ?
Genève, Bibliothèque de Genève, 21 novembre 2019, 14:00 – 17:00h
L’affiche genevoise se démarque par une spécificité qui semble unique en Suisse et même au-delà : des compositions dessinées et réalisées par des illustrateurs de bande dessinée. Le phénomène apparaît au début des années 1970 dans un contexte marqué par des contestations sociales et par l’émergence d’une contre-culture. Toute une génération de graphistes, dessinateur·trice·s et bédéistes va renouveler les codes de l’affiche et développer un style particulier au canton : celui de l’affiche BD. Le mouvement conserve aujourd’hui une grande vivacité. Depuis 2011, l’illustration, la bande dessinée et l’affiche genevoises figurent parmi les traditions vivantes du patrimoine culturel immatériel suisse. Quelque cinquante ans après les premières manifestations BD dans l’affiche, ce colloque permettra de retracer l’histoire de ce langage graphique et de l’interroger à l’aune de perspectives renouvelées. Comment est né ce phénomène ? Quel regard portent les créateurs d’aujourd’hui sur la production d’hier ? Quelle place et quelle fonction la nouvelle génération d’illustrateur·trice·s et de graphistes donne-t-elle à la bande dessinée et au dessin dans l’affiche, à Genève et au-delà des frontières helvétiques ? La rencontre de la bande dessinée, de l’affiche et plus largement du graphisme est-elle spécifique à Genève ? Autant de questions que cette rencontre, réunissant des spécialistes, permettra d’aborder selon différents axes.
Programme
- 14:00-14 :10 : Brigitte Grass, spécialiste scientifique, responsable de la collection d’affiches de la Bibliothèque de Genève, Mot de bienvenue et introduction
- 14:10-14 :35 : Ariel Herbez, journaliste, Pérennité de l’affiche BD genevoise
Biographie : Journaliste depuis 1968, Ariel Herbez s’intéresse notamment à la bande dessinée. Il est l’auteur de plusieurs livres et contributions sur le neuvième art et a été concepteur ou collaborateur de diverses expositions. En 1991, il identifie une tendance artistique très particulière à Genève, l’irruption de nombreux auteurs de bande dessinée dans la création d’affiches, essentiellement politiques et culturelles. Il exposera par la suite un panorama de cette production foisonnante à Genève, Sierre et Angoulême.
Abstract : Cinquante ans après son apparition, le phénomène typiquement genevois de l’affiche BD reste toujours aussi unique dans son ampleur, sa diversité et sa créativité. Malgré des hauts et des bas, liés au contexte économique et technologique, de nouvelles générations d’artistes rejoignent leurs aînés et se féminisent. Rétrospective des évolutions de ce moyen d’expression et état des lieux actuel.
- 14:35-15 :00 : Exem, dessinateur et illustrateur, Noël Fontanet et l’affiche des années trente : une lecture de droite à gauche
Biographie : Né à Genève, Exem, de son vrai nom Emmanuel Excoffier, est l’auteur de plus de 600 affiches – dont de nombreuses affiches politiques – destinées à la scène genevoise. Il signe également bandes dessinées et dessins de presse pour différents journaux et magazines. Dans sa galerie Séries Rares qu’il fonde en 2010 avec Mireille Excoffier, il expose des créateurs locaux dans les domaines de la céramique et du bijou contemporains, de l’illustration et de la bande dessinée.
Abstract : Pionnier par son usage de la bande dessinée dans le domaine de l’affiche politique, le dessinateur et affichiste contestataire de gauche, Exem, porte son regard sur l’œuvre d’un aîné, le Genevois Noël Fontanet (1898-1982) dont la verve et le génie graphique ont servi de nombreux combats politiques de l’extrême-droite : une lecture entre héritage artistique et opposition idéologique.
- 15:05-15 :30 : Bettina Richter, conservatrice de la Collection d’affiches du Museum für Gestaltung Zürich, Affinités entre bande dessinée et graphisme : des éléments BD dans l’affiche internationale,
Biographie : Après des études d’histoire de l’art, de langues et littératures allemande et romane à Heidelberg, Paris et Zurich, Bettina Richter achève en 1996 une thèse de doctorat sur les arts graphiques anti-guerre de Théophile-Alexandre Steinlen. De 1997 à 2005, elle est collaboratrice scientifique de la collection d’affiches du Museum für Gestaltung Zürich et conservatrice depuis 2006. De 2000 à 2005, elle est maître de conférence à la Zürcher Hochschule der Künste. Parallèlement, elle publie et donne des conférences sur l’histoire de l’art, de la littérature et sur des thèmes liés à l’affiche. Elle est éditrice de la série « poster Collection », Museum für Gestaltung Zürich / Lars Müller Publishers.
Abstract : La relation entre la bande dessinée et l’affiche a une histoire. Formes d’expression hybrides entre texte et image, l’une et l’autre s’inspirent résolument des courants avant-gardistes du XXe siècle. Les interactions évidentes entre les médias de masse et l’art contemporain n’ont été cependant envisagées pleinement qu’avec le Pop Art. Des exemples internationaux issus de la collection d’affiches du Museum für Gestaltung Zürich démontrent la proximité de forme et de contenu entre bandes dessinées et affiches. Ils révèlent des parallèles surprenants entre ces médiums qui allient synthèse graphique et richesse narrative.
- 16:00-16 :25 : Pierre Wazem, illustrateur, auteur de bandes dessinées et enseignant à l’Ecole Ceruleum de Lausanne, Créer et enseigner aujourd’hui le dessin et la bande dessinée en Suisse romande
Biographie : Né à Genève en 1970, il publie ses premières bandes dessinées dans le fanzine Sauve qui peut. Scénariste et dessinateur, il passe du dessin humoristique au dessin réaliste, alterne albums personnels et collaborations en tant que scénariste. Touche à tout, il peint des décors de théâtre, conçoit des fresques, improvise des concerts dessinés avec le pianiste Michel Wintsch, scénarise et illustre des films d’animation, illustre des livres pour enfants, dessine dans la presse et depuis deux ans tient une chronique hebdomadaire en bande dessinée pour le magazine l’Illustré. Il travaille depuis à peu près toujours aux Studios Lolos, à Carouge-Genève et ce, pour à peu près toujours.
Abstract : Le dessin narratif est un outil puissant des arts graphiques et de la communication visuelle. Depuis les années 2000 l’école Ceruleum s’emploie à transmettre les outils de cet art de la narration à des jeunes étudiants. Pourquoi enseigne-t-on aujourd’hui la bande dessinée ? Quelle place son enseignement occupe-t-il dans les filières artistiques et plus largement dans l’enseignement de la communication visuelle?
- 16:25-17:00 : Adrienne Barman et Mirjana Farkas, auteures de livres jeunesse et illustratrices, Affiches dessinées, regards croisés : échanges autour de deux univers graphiques
Biographie : Graphiste et illustratrice, Adrienne Barman est l’auteure de nombreux livres jeunesse, de bandes dessinées, de dessins de presse et d’affiches. En 2015, elle obtient le prix Suisse Jeunesse et Média pour Drôle d’encyclopédie publiée aux éditions de la Joie de Lire. Née à Genève, licenciée en histoire et formée à l’illustration à Barcelone, Mirjana Farkas signe plusieurs livres pour la jeunesse, des dessins de presse – en particulier pour le journal Le Temps dès 2007 – et des affiches. Passionnée d’images mais aussi de transmission, Mirjana Farkas a enseigné l’illustration à la HEAD-Genève entre 2013 et 2017. Elle poursuit ses activités pédagogiques au sein de l’ESBDi et au travers de mandats de médiation culturelle.
Issues du graphisme et de l’illustration, Adrienne Barman et Mirjana Farkas font partie des nouvelles générations qui recourent à la bande dessinée ou plus généralement au dessin dans l’affiche, tout en en réinventant les codes. A travers une sélection de leurs propres travaux, elles questionneront, par une intervention à deux voix, les enjeux de la narration lors de la création d’une image unique destinée à l’espace public, la place actuelle du dessin dans la communication culturelle ou encore les liens qu’elles entretiennent respectivement entre illustration de livres jeunesse, dessin de presse, bande dessinée et affiche.
2018 : Les artistes et l’affiche
Les artistes et l’affiche
Berne, Bibliothèque nationale, jeudi 22 novembre 2018, 14:00 – 18:00h
Dans quelle mesure les artistes du passé se sont-ils consacrés à l’affiche publicitaire et dans quelle mesure les artistes d’aujourd’hui s’y consacrent-ils ? Et lorsque des artistes travaillent dans la publicité, avec quels moyens le font-ils et dans quelle intention ? Quand une affiche est-elle une oeuvre d’art, si tant est qu’elle ne le soit jamais ? En d’autres termes : quelles relations les artistes entretiennent-ils avec l’affiche ?
Programme
14:00-14:15: Susanne Bieri, Directrice du cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale suisse: Les artistes et l’affiche
14:15-14:30: Katalin Deér, Artiste/Photographe: 12-zwei, Reflexion Areal Transformation; Kunst am Bau 2015–2027
14:30-15:00: Matthias Fischer, Historien de l’art et politologue : les affiches et les projets d’affiches de Hodler. Entre art et publicité
15:00-15 :15: Sylvie Costa Paillet, Conservatrice du département des peintures et arts graphiques, Musée Historique Lausanne : Entre JEM et Werner Jeker, Lausanne au miroir de ses graphistes
15:15-15:30: Alexandra Schüssler, conservatrice indépendante: «Und der Zeitgeist macht Buh!»
15:30-15:45: Kurt Würmli, conservateur de la Plakatsammlung Basel, Schule für Gestaltung Basel: Roy and the Devil’s Motorcycle
16:15-16 :30 : Simon Roth, Bibliothécaire scientifique, Médiathèque Valais, Sion et Marie Antoinette Gorret, artiste : Artiste en image, Marie Antoinette Gorret colle ses états d’âme sur panneaux publicitaires
16:30-16 :50 : Laurence Schmidlin, Conservatrice, art moderne et contemporain, Musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne : L’affiche, un imprimé comme les autres. Statut et fonctions dans l’art conceptuel américain
16:50-17:20: Jürgen Döring, Responsable de la collection graphique et de la collection d’affiches au Musée des arts et métiers de Hambourg : L’embarras du choix et l’obligation de diversité – Réflexions sur la collection graphique aujourd’hui
2017 : Le graphisme suisse, jeunes pouces et maîtres anciens !
Le graphisme suisse, jeunes pouces et maîtres anciens !
Sion, Médiathèque Valais-Sion, les Arsenaux, 19.05.2017, 14 :00-18 :00h
Programme
- 14:00-14 :15 : Mot de bienvenue de Damian Elsig, directeur de la Médiathèque Valais et de Susanne Bieri, présidente du CSA et directrice du cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale suisse
- 14:15-15 :00 : Maelle Tappy, historienne de l’art : Entre impertinence et séduction: les affiches d’un atelier prolifique et de son maître d’oeuvre Jean-Marie Grand
Abstract : Dans le nouvel espace dévolu aux expositions sur le site des Arsenaux, les Archives de l’Etat du Valais et la Médiathèque Valais présentent un double événement : du 20 mai au 16 septembre l’exposition Défense d’afficher, accompagnée d’un ouvrage éponyme aux éditions Monographic, sont consacrés aux affiches de l’Atelier Grand et Partenaires – agence de graphisme et de communication fondée à Sierre en 1983 par Jean-Marie Grand. Un riche ensemble de 600 affiches, toutes conservées au sein de la collection de la Médiathèque Valais-Sion, témoigne du travail de l’Atelier, de ses débuts à aujourd’hui, auquel s’ajoutent 60 mètres linéaires de documents déposés aux Archives de l’Etat du Valais : croquis préparatoires, collages et notes manuscrites. Ce matériel inédit, jusqu’ici inexploré, permet de suivre le processus créatif d’un atelier phare de la scène valaisanne couvrant l’actualité cantonale de ces trente dernières années. Si l’Atelier Grand conçoit aujourd’hui un large panel de supports publicitaires, l’affiche reste centrale centrale. Entre travaux alimentaires et projets coups de coeur, commandes amicales et mandats institutionnels, et en dépit d’une grande hétérogénéité stylistique, sa production reste marquée par un esprit et un ton reconnaissables entre tous. A travers les domaines aussi variés que sont la politique, la culture, la prévention routière, le sport ou encore le tourisme, nous choisirons quelques exemples emblématiques et tenterons de montrer comment Jean-Marie Grand, en passionné de publicité et fervent porte-parole de ses clients, reste aussi un perpétuel insoumis qui défie le politiquement correct et se rit des conventions.
- 15:30-16 :15 : Daniel Schmid, responsable de la formation professionnelle à l’ECAV : Présentation des affiches réalisées par l’Ecole cantonale d’Art (filière graphique) en 2016 et 2017
Description succincte de la filière « graphiste » cfc-mpa (Maturité professionnelle orientation arts visuels et arts appliqués) de l’ECAV, et présentation d’une série d’une cinquantaine d’affiches réalisées en 2016-2017 par les élèves suivant cette formation. / Kurzer Abriss des Studiengangs « Grafiker » EFZ-GBM (Berufsausbildung mit gestalterischer Berufsmaturität im Bereich der angewandten Künste) an der ECAV sowie Präsentation von ca. 50 Plakaten die in den Jahren 2016-2017 von den Studierenden dieses Studiengangs realisiert worden sind.
- 16:15-17:00: Claude Kuhn, graphiste, vit et travaille à Berne : Ein Plapla zu den Blakaten 2/3
Abstract : La création d’une affiche, d’une affiche d’artiste, c’est la danse amoureuse d’un créateur. Je plonge dans la tâche, je vais enceint du thème, ma vision se change, je pense par métaphore, ainsi sont des souris au pied d’un brin de paille mouvant. Je me limite sur l’idée d’image, je m’essaie à la réduire à la caractéristique formelle de la représentation. Comme un chirurgien, il s’agit d’enlever le superflu, sans toucher à la vie ; sans le mandataire, qui est finalement le publiciste de l’affiche et qui doit être notre complice, sans une quête au-delà de la médiocrité, le meilleur n’est pas possible. Ce serait bien si de nouveaux entrepreneurs avaient le courage de trouver le contact direct avec les créateurs pour leur production.
- 18:00 : Vernissage de l’exposition « Défense d’afficher », consacrée à l’Atelier Jean-Marie Grand
2016 : „Von Weltformat“. L'affiche suisse sous l'angle historique et iconographique
2016 : „Von Weltformat“. L’affiche suisse sous l’angle historique et iconographique
Université de Bâle, vendredi 3 et samedi 4 juin, 9 – 19h
Programme
Vendredi 3 juin
9:00: Accueil, Andrea Schenker-Wicki (Rectrice de l’Université de Bâle) Christine Wirz-von Planta (Présidente de l’Association des amis de l’affiche de Bâle) et Susanne Bieri (Responsable du Cabinet des Estampes, Bibliothèque nationale suisse)
Swissness! Swissness? Le design d’affiches suisse dans le contexte international I
9:30: Christian Maryška (Bibliothèque nationale autrichienne) : L’affiche suisse avant « l’affiche suisse » Anton Reckziegel, un Autrichien devenu affichiste suisse
10:15: Chiara Barbieri (Royal College of Art) und Davide Fornari (SUPSI) : From Bauhaus to Milan through Posters: Xanti Schawinsky in Italy
11:00: Michele Galluzzo (Università Iuav di Venezia) : GGK on the Walls of Milan
Swissness! Swissness? Le design d’affiches suisse dans le contexte international II
13:30 Patrick Rössler (Universtié d’Erfurt) : Context Matters – Matters Kontexte. „Totales Design“: Un protagoniste du modernisme suisse en dialogue avec Herbert Bayer
14:15: Jessica Jenkins (Falmouth University) : The work of Swiss poster designer Paul Brühwiler and the [Swiss] national design stereotype
15:00 : Katarzyna Matul (Université de Lausanne) : The „Swiss Poster“, the „Polish Poster“ – Confrontations, Correspondences, Permeabilities
Iconologie politique de l’affiche suisse
16:15 : Simon Roth (Médiathèque Valais-Sion) : L’«indigène» dans l’affiche suisse
17:00 : Etienne Burgy (Bibliothèque de Genève) : L’affiche « bande dessinée », une spécialité genevoise: le cas Exem dans les collections de la BGE
17:45: Florian Bührer (Humboldt Universität, Berlin) : Tell en voyage. Le combattant républicain pour la liberté entre couleur locale, révolutionnarisme de gauche et symbole incitant à la consommation. Une curiosité helvétique.
Samedi 4 juin
Des choses et des corps
9:00: Bettina Richter (Museum für Gestaltung Zürich), : Le fétichisme des objets dans l’affiche suisse
9:45 : Maelle Tappy (Museum für Gestaltung Zürich) : De la disparition du paysage au triomphe du corps. L’imaginaire du lieu dans l’affiche touristique suisse 1900-1950
11:00: Alexandra Schüssler (Plakatsammlung, Schule für Gestaltung Basel) : Chanter, crier, lécher – mordre, broyer et sourire. L’oralité à travers des affiches de la collection d’affiches de la Schule für Gestaltung Basel
11:45: Valentin Groebner (Université de Lucerne) : Affiche générale : de vieilles connaissances dans la rue
Forme et structure
14:00: Balthasar Zimmermann (Museum für Gestaltung Zürich) : Le format comme dispositif à l’exemple du « Weltformat XIV »
14:45: Axel Christoph Gampp (Université de Bâle) : Structures logographiques
15:30 Michael Renner (Institut Visuelle Kommunikation, HGK FHNW) : Mot et image dans l’affiche
Vidéos des intervenants
Mot de passe pour la visualisation: vonweltformat
Axel-Christoph Gampp
https://vimeo.com/173880500
Alexandra Schuessler
https://vimeo.com/173880498
Maelle Tappy
https://vimeo.com/173880497
Bettina Richter
https://vimeo.com/173880494
Christine Wirz von Planta
https://vimeo.com/173873515
Andrea Schenker-Wicki
https://vimeo.com/173873513
Etienne Burgy
https://vimeo.com/173873499
Simon Roth
https://vimeo.com/173873479
2015 : La rhétorique visuelle dans l’affiche
La rhétorique visuelle dans l’affiche
Zürich, Museum Für Gestaltung, vendredi 4 décembre 2015, 14:00 – 18:30h
Programme
- 14:00 : Accueil, Susanne Bieri, Responsable du Cabinet des Estampes, Bibliothèque nationale suisse, Direction du Catalogue Collectif Suisse des Affiches
- 14:15 : Présentation de la collection d’affiches, Museum für Gestaltung Zürich Bettina Richter, conservatrice de la Collection d’Affiches, Museum für Gestaltung Zürich, Zurich University of the Arts
- 14:30 : Conférence, Prof. Dr. Arne Scheuermann, Professeur, Pôle de recherche, Design en communication, Haute école des arts de Bern : L’affiche agissante – La rhétorique visuelle de la main sur les affiches de publicité
Abstract : Communiquer par l’affiche, c’est toujours aussi agir: les affiches doivent convaincre en informant, en amusant ou en bouleversant leurs lectrices et lecteurs. C’est pourquoi l’affiche fait également office de média désignatif pour les destinateurs – et la rhétorique visuelle propose des notions et des concepts permettant d’ordonner et de décrire ces actions de persuasion et de désignation. Nous nous trouvons face à un cas particulier lorsque l’affiche représente d’autres médias désignatifs tels que la main – la fonction de désignation de l’affiche se superposant alors à celle de son contenu. Partant de quelques exemples empruntés à la Collection d’affiches du Museum für Gestaltung Zürich, Scheuermann explore les possibilités et les limites de l’analyse rhétorique du design et nous nous interrogerons sur les rôles que peuvent endosser les destinateurs dans l’analyse visuelle des affiches.
- 16:15 : Conférence : Giorgio Pesce, Atelier Poisson, graphiste : Coexistence
Abstract : Après une année à New York, où il rencontre Tibor Kalman – une influence majeure –, le graphiste Giorgio Pesce ouvre l’Atelier Poisson à Lausanne en 1995. Ce studio développe des projets dans les domaine culturels et institutionnels, en étant presque toujours responsable des identités complètes et de toute la gamme des moyens de communication, de l‘affiche à l‘édition, la conception Web, la muséographie ou la signalisation. Parmi ses clients figurent des théâtres, des festivals, des événements culturels, des écoles, des musées, des magazines etc. Giorgio Pesce est également illustrateur, et dessine constamment pour tous ses projets. Il aime les objets trouvés, les livres anciens, les utilisant très souvent comme inspirations. Régulièrement distingué dans des concours internationaux (New York, Tokyo, Londres, Berlin …), il est également membre de l‘AGI (Alliance Graphique Internationale) depuis 2003. Dans sa conférence, Pesce présente sa création graphique variée (www.atelierpoisson.ch).
2014 : L’affiche face à la Première Guerre mondiale
L’affiche face à la Première Guerre mondiale
Berne, Bibliothèque nationale, vendredi 31 octobre, 14 – 17:30h
Programme
- 14:00 : Accueil, Susanne Bieri, responsable du Cabinet des Estampes – Bibliothèque nationale suisse, Direction Du Catalogue Collectif Suisse Des Affiches
- 14:15 : Marie-Pascale Prévost-Bault, conservateur en chef : Affiches de la Grande Guerre : art et propagande, étude comparée
Abstract : A travers les collections de l’Historial de la Grande Guerre (Somme), un aperçu de l’énorme production d’affiches illustrées sera donné pour les trois belligérants du front occidental. Les artistes et illustrateurs mis à contribution eurent à animer l’élan patriotique, soutenir l’effort économique, mobiliser les esprits sous le filtre de la censure. Entre autres, les principaux thèmes des emprunts, des journées de bienfaisance, des restrictions seront comparés pour l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France. L’affiche, qui doit préserver le moral, rassurer mais aussi encourager les masses, conserve alors un style classique d’avant-guerre. Pour la France, les affiches d’emprunt de 1920 témoignent d’une non-démobilisation au nom du redressement financier du pays. Cette étude comparée démontre à quel point ce support iconographique omniprésent dans les cités de ces pays participe à une histoire sociale et culturelle sensible, révélant l’adhésion des populations à l’effort de guerre.
- 15:30: Bettina Richter, conservatrice de la collection d’affiches, Museum für Gestaltung Zürich : La Première Guerre mondiale dans l’œuvre graphique de Théophile-Alexandre Steinlen
Abstract : Avec des illustrations impressionnantes réalisées pendant les années de guerre, Théophile-Alexandre Steinlen, originaire de Suisse, a pris position contre la guerre : bien qu’il n’ait pas été mobilisé, il a documenté les horreurs du front et de l’arrière. Contrairement aux cycles anti-guerre d’Otto Dix ou de Käthe Kollwitz, ses gravures sont restées largement méconnues, car elles allaient à l’encontre des intérêts de la France, puissance victorieuse. Les représentations de la guerre de Steinlen ne se concentrent ni sur des événements spectaculaires ni sur la propagande hostile, mais sur des observations universelles tirées du quotidien de la guerre : d’une part, la persévérance des femmes, des enfants et des personnes âgées malgré la faim, la fuite, la destruction des maisons, le deuil et la peur, d’autre part, les soldats désillusionnés, épuisés, à bout de forces, massacrés en masse. Steinlen a ainsi créé un témoignage intemporel de la brutalité et de l’absurdité de la guerre, qui a été largement diffusé dans les magazines et sur les affiches pendant la Première Guerre mondiale.
- 16:15: Visite de l’exposition en dialogue : « Sous le feu des propagandes. La Suisse face à la Première Guerre mondiale », avec Andrea Giger, M.A., Stagiaire scientifique du Cabinet des Estampes de la BN et Susanne Bieri
2013 : L’Art Nouveau et l’affiche
L’Art Nouveau et l’affiche – Plakatkunst im Jugendstil
Genève, Bibliothèque de Genève, 18 octobre 2013, 14:00 – 17:00h
Programme
- Accueil – Empfang, Alexandre Vanautgaerden, Directeur de la BGE
- Toulouse Lautrec et l’art de l’affiche, Christian Rümelin, Cabinet d’arts graphiques – MAH, Genève
- Historismus, art nouveau, jugendstil : Das deutsche plakat zwischen 1895 und 1910, Anita Kühnel, Kunstbibliothek – Staatliche Museen zu Berlin
- Le japonisme chez Adolphe Crespin : affiches et sgraffite architectural, Françoise Aubry, Maison Horta, Bruxelles
- Conclusion – Bettina Richter, Museum für Gestaltung Zürich
2012 : Colloque sur les affiches du CSA
Colloque sur les affiches du CSA
Berne, Bibliothèque nationale, 15 novembre 2012, 15 – 18:30h
Programme
15:00-15:15: Accueil: Susanne Bieri (BN) / Bettina Richter (ZHdK)
15:15-16:00: René Gronert, Conservateur du Deutsches Plakat Museum Folkwang, Essen, Allemagne
16:00-16:15: Discussion
17:00-17 :45 : Jean-Charles Giroud, Directeur de la BGE : Genève: Les collections publiques d’affiches à Genève: la longue recherche de leur sacralité patrimoniale
17:45-18 :00 : Discussion finale